© Denis Rion
PRÉSENTATION

A 25 ans j’ai vécu une expérience d’éveil fulgurante, spontanée et éphémère. En un dixième de seconde j’ai comme implosé et explosé en même temps en ressentant que l’amour était en tout et partout, il était constitutif de l’espace et de toutes matières. C’était une expérience physique et cognitive. Maslow a nommé ce type d’expérience d’éveil, d’illumination ou d’extase : « expérience paroxystique ». Cette expérience a totalement bouleversé ma vie et a marqué le début d’une nouvelle vie.



A 40 ans j’ai créé un solo de clown : J’ai mis une jupe. J’étais mue alors par la nécessitée d’exprimer et de partager une relation à l’amour sous ses différents aspects. Je me suis appuyée sur un texte transcendant qui résonnait en moi en rapport avec l’expérience paroxystique que j’avais vécue à 25 ans. La gageure était également pour moi à l’époque de créer à partir de la sensation du mouvement sensoriel. Le clown m’a permis de libérer une parole qui n’aurait pas pu s’exprimer sans masque à l’époque.



Autour de cinquante ans je mène durant 5 ans une recherche en Master 2 sur ma pratique de la méditation (l’Introspection Sensorielle selon Danis Bois).  J’ai mis en relation les contenus de vécus ce cette méditation avec ceux de l’expérience paroxystique (éveil, illumination, extase…) selon Maslow. C’était l’occasion d’étudier l’expérience paroxystique sous toutes ses coutures, de quitter mes peurs, d’enrichir les connaissances sur la méditation et aussi de développer dans un récit d’expériences une réflexion en relation à un amour transcendant : « est ce que je deviens cet amour que je perçois ? ».

A présent je suis capable de parler des expériences paroxystiques sans peur et sans masque.



J’ai soutenu ce master de recherche en psychopédagogie perceptive à l’Université Fernando Pessoa de Porto le 5 février 2015. Le jury était constitué de Luiz Gomez département « sens et projet de vie » à l’Université UQAR : Université du Québec à Rimouski, Didier Austry mon directeur de recherche et professeur à l’UFP et la présidente du jury, Marta Matos, psychologue clinicienne et professeure à l’UFP.

J’ai reçu la note de 19/20 avec la mention excellence.
Le mémoire est téléchargeable sur le site du laboratoire de recherche dont je fais partie : cerap.org


Mon mémoire de recherche est la face cachée de mon solo de clown et ils sont complémentaires.
Dans ce sens une première expérience va consister à faire une conférence sur mon master : « La vraie conférence » suivie de mon solo de clown « La vraie fausse conférence : J’ai mis une Jupe » au Théâtre de la Ruche à Nantes les 9, 10 et 11 avril 2015. Plus d’infos dans la rubrique dates.
 



© Denis Rion

Vous trouverez sur ce site des informations sur les deux derniers spectacles que j'ai créés en solo :
un de clown sensoriel , "J'ai mis une Jupe", et un solo à partir de 3 contes en couleurs et en mouvement, "Femme Phoque".
Ces deux solos sont également les fruits d'explorations autour de textes évoquant différents états de conscience, ainsi que de mon désir de travailler avec d'autres artistes, Martha Rodezno et Rita Marcher pour le solo de clown, Camilla Graff Junior pour les contes.

À quarante ans j'ai décidé d'oser m'exprimer sans censure et sans compromis. Une année et demie plus tard se déroulait la première représentation de "J'ai mis une jupe", sorte de "strip-tease" de mon âme et miroir de l'humanité.
Les contes sont le prolongement - sous une autre forme - de cette envie, voire de cette nécessité d'expression.

Depuis que j'ai joué dans "Voyage en Terre Intérieure", une déambulation théâtrale durant laquelle les spectateurs avaient les yeux bandés, je m'intéresse particulièrement aux formes nouvelles, quand la relation au spectateur explose les codes du théâtre traditionnel. Voilà pourquoi je conçois des spectacles qui peuvent être joués dans des contextes variés, salles mais aussi festivals d'arts de la rue et lieux peu ordinaires, (maisons, bars, etc.).

Mes dernières mise en scène : "C Mouvoir" à Nantes et "Du beau du vrai du vrai beau" à Lille ainsi qu'un spectacle sans titre à Paris sont  nées d'une proposition que j'ai faite à mes plus anciens stagiaires dont la plupart ont plusieurs années de pratiques de clown sensoriel.
Dans la rubrique "Stages" cous pouvez découvrir des vidéos de ces spectacles ainsi qu'une vidéo sur un stage de danse sensorielle qui s'est terminé par une performance devant un public. En effet cette année j'ai désiré laisser des traces sur ces différentes recherches. Le clown sensoriel est pour moi une façon d'unifier sa part humaine : les comportements, la personnalité, l'identité, les émotions avec sa présence habitée de manière consciente. C'est la possibilité de se découvrir en tant qu"'être humain", c'est-à-dire pleinement humain sans censure, en acceptant tout de soi et pleinement présent. Le nez de clown permet un rapport de conscience dans lequel l'humour vient se glisser. La danse sensorielle me permet d'explorer plus en détail et de manière chorégraphique le rapport au corps en relation avec ses perceptions qui existe aussi dans le clown sensoriel. 

Vous trouverez aussi une rubrique sur un travail expérimental dans lequel nous sommes cinq danseuses de mouvement sensoriel à explorer les effets perceptifs de nos performances sur des spectateurs actifs : "Performance du Sensible". Je vous invite à visionner dans cette rubrique le film : "Voyage au coeur du sensible" trace d'une des performances expérimentales.

La rubrique "Elie" concerne un documentaire que j'ai réalisé sur mon petit frère handicapé.
Elle contient des extraits vidéo.

Et la rubrique " Stages" vous fera découvrir tout le travail pédagogique que je mène en relation avec le mouvement sensoriel : le clown sensoriel et la danse sensorielle performative.
"Femme Phoque" sont nés de ma recherche sur la présence corporelle et d'un travail sur le mouvement qui me passionne depuis maintenant dix-huit ans :
la pédagogie de la perception.

Pour en savoir plus sur mon parcours artistique avant mes dernières créations, visitez la rubrique "Parcours".

Je vous invite aussi à visionner les extraits vidéo d'un film réalisé par le photographe / vidéaste Frédéric Joyeux. Son regard personnel donne un bon aperçu de la palette émotionnelle de "J’ai mis une Jupe". Le tournage s'est effectué sans spectateur à l'Onyx (Scène conventionnée Danse) à Nantes.

Claudia Nottale


Photos d'encadrement : Ted Paczula/graphisme Boris Thomas